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#poesie

20 posts20 participants1 post today

Vieil océan, il n’y aurait rien d’impossible à ce que tu caches dans ton sein de futures utilités pour l’homme. Tu lui as déjà donné la baleine. Tu ne laisses pas facilement deviner aux yeux avides des sciences naturelles les mille secrets de ton intime organisation : tu es modeste. L’homme se vante sans cesse, et pour des minuties. Je te salue, vieil océan !

Les chants de Maldoror, Chant premier – Isidore Lucien Ducasse, dit Comte de Lautréamont
fr.wikisource.org/wiki/Les_Cha

fr.wikisource.orgLes Chants de Maldoror (1874)/Texte entier - Wikisource
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Die Kairoer Buchmesse – Begegnungen mit Literatur vom Nil und die Poesie sudanesischer Frauen

Warum hat gerade sudanesische Literatur solch eine Präsenz auf der Kairoer Buchmesse 2025? Und welche Rolle spielt Literatur und Kunst in einer Zeit von Krieg, Flucht und Vertreibung? Hören Sie Ishraga Mustafa Hamid im Gespräch mit WUK-Radioredakteurin Helga Neumayer.

WUK Radio
31.03. 18:30 - 19:00
o94.at/programm/sendung/id/238

o94.atRadio ORANGE 94.0
#wien#radio#podcast

Il faut nous apprêter à de très grandes joies
Parce que le Printemps avec toutes les soies
De ses fleurs, sa tiédeur, son odeur, son piment,
Hors les bourgeons vernis qui claquent follement
Va sortir, encombrant les jardins et les voies.

Déjà le bavardage et la fraîcheur des eaux
Dégonflent les gosiers innocents des oiseaux,
Parmi les arbres nus où le lierre s’empêtre,
Et, comme au bruit lointain d’une flûte champêtre,
Tout l’instinct se réveille et chante dans nos os.

C’est alors que, le long des heures bucoliques,
Moissonnant au soleil les grandes angéliques
Pesantes de bourdons au bout des prés en fleur,
Des paisibles matins aux soirs mélancoliques,
Nous voudrions saouler nos regards de fraîcheur

Jusqu’à ce que, parmi la verdure où l’eau brille,
Notre Âme figurât la petite chenille
Verte, enroulée au cœur d’une feuille de Mai,
Qui s’endort, confiée à l’abri qui l’habille,
Et se balance au gré du printemps parfumé.

Lucie Delarue Mardrus

Printemps

Sept poèmes terrestres, in Revue blanche, 1901

Éraillée elle est revenue
Celle qui comme un aimant vers les terres interdites
M'attire et me déchire la comète qui remue
Les signaux satellite

Réveillée par un rituel
Hérétique avec ses percussions d'un autre âge
Magnétique je me lève et brûle mon héritage
Comment puis-je croire au ciel

Lèvres contre ton oreille,
Je te raconterai la pluie.
Je te dirai comment elle danse,
Chacun de ses frissons.

Te glissant vers le sommeil,
Délicat, savoure le répit,
Ta respiration en cadence
Sur ta langue, mon nom.

Mes doigts dans tes boucles blondes
Je te parlerai d'une nuit
Emprunte de feu et de chance,
Cascade de tisons.

Va, je te conte le monde
Où toute l'histoire d'une vie
Semée de graines de patience
N'est qu'une longue saison.